Romans d’hier et d’aujourd’hui

-Adolescente, j’ai préféré par-dessus tout les romans du 19e, que j’ai dévorés:

Flaubert (j’ai un souvenir ému du Lys dans la Vallée), Balzac, Stendhal (nom de mon lycée), Mauriac, Victor Hugo, Maupassant.

J’ai été bercée par la beauté des phrases, le style travaillé.

Les sentiments et tout est décrit en détail, je lisais tout et prenais le temps, et je ne regrette pas d’avoir désobéi à ma prof de français qui avait dit : les romans du 19e sont à lire en vitesse, sinon vous serez dégoutés.

J’ai lu chaque page, pris le temps.

-Les auteurs modernes, mais morts: j’aime particulièrement:

Jean Edern Allier (L’honneur perdu de François MITERRAND), il avait un style classique,

-Françoise SAGAN, son style est excellent, même si les phrases sont par endroits alambiquées, ça reste élégant, et elle sait très bien nous faire découvrir la vie des gens de son milieu.

-CELINE, Voyage au bout de la nuit, en cours de lecture, j’ai voulu savoir ce que c’était, tant il est présenté comme un très grand auteur.

Il se trouve que le livre ne me plait pas trop, même s’il y a quelques beaux passages.

Le style au langage parlé, mais en plus mal parlé, ce n’est pas ce que je cherche en lisant.

– Les auteurs d’aujourd’hui:

-Amélie NOTHOMB: j’ai lu presque tous les livres de cet auteur, sans me lasser, Amélie NOTHOMB écrit très bien, comme elle maitrise plus que parfiatement la langue française, les livres sont bien ficelés et elle met tout son coeur pour les écrire.

Je ne m’ennuie pas en la lisant.

Amélie NOTHOMB a une bonne culture et elle sait l’ exposer de façon synthétique et Claire (ce qui change de l’auteur qui suivra…).

Mes préférés: Barbe bleue ( un barbe bleue qui vit à notre époque, à Paris) et Métaphysiques des tubes (ce dernier, autobiographique,et il faut espérer que Barbe Bleue ne le soit pas…).

Le défaut de cet auteur (personne n’est parfait): elle manque d’altruisme.

La relation aux autres humains est souvent vécue comme un combat destructeur.

Je lui pardonne tout, car son style est exceptionnel, mais encore une fois je donne mon avis.

-Dernièrement, j’ai vu un livre de HOUELLEBECQ.

J’ai trouvé cet écrivain intéressant,  il réfléchit beaucoup, on peut dire que c’est un homme d’idées, un intellectuel.

Cet écrivain écoute (ou montre) plus son cerveau et ce qui se passe en dessous de la ceinture que son coeur, enfin c’est ce que j’ai ressenti.

Cet auteur n’a pas peur de choquer.

Je me suis demandé s’il n’était pas atteint du complexe de l’imposteur ou de l’autodidacte, car il n’a pas fait d’études universitaires de lettres.

Sa vision des sociétés modernes est intéressante.

A priori, je ne compte pas lire d’autre livre de cet auteur.

-Eric Emmanuel SCHMITT:

Je suis en train de lire un recueil de nouvelles, les deux messieurs de Bruxelles, le style est superbe, assez poétique je trouve.

C’est un auteur valeur sure.

J’ai fini de lire la première nouvelle, je n’ai pas encore lu les autres.

-Delphine DE VIGAN: Je suis en train de lire « Rien ne s’oppose à la nuit » , rien ne me plait, ni le ton, ni le style, ni le fond avec les tracas du quotitien de la vie familiale, le sujet principal est intéressant, mais traité de cette façon….

-Delphine DE VIGAN: Rien ne s’oppose à la nuit , rien ne m’a plu, ni le ton, ni le style, ni le fond avec les tracas du quotitien de la vie familiale, le sujet principal est intéressant, mais traité de cette façon….
J’ai abandonné la lecture en cours de route.

-Erik ORSENNA,

Tous ses livres sont beaux et poétiques.

« Et si on dansait », c’est l’histoire d’une jeune femme, écrivain, Jeanne, qui pour gagner sa vie, écrit les discours pour des hommes politiques.
L’auteur aime les mots, il a de bonnes idées, on ne s’ennuie pas.
« La grammaire est une chanson douce »: entre les mots oubliés (échauboulée) , Jeanne, Monsieur Henri (hihi,oui,celui de la chanson douce),ce livre nous fait voyager.

« Les chevaliers du subjonctif », voyage très drôle, toujours avec Jeanne, il y a aussi une dame trop stricte et triste,enseignante, tombe amoureuse d’un homme illettré, beau et attirant,chacun apportant à l’autre de dont il manquait.

-Jean d’ORMESSON:

« Au plaisir de Dieu », c’est plus que bien écrit, et je regrette d’avoir attendu pour le lire.

« Un jour, je m’en irai sans en avoir tout dit », avec une synthèse remarquable de l’histoire des idées et de la littérature.

-Le recueil de nouvelles de la Grande librairie, hors série 2016, permet de découvrir, en un livre, plusieurs romanciers d’aujourd’hui, plus une nouvelle de Guy de MAUPASSANT (une des meilleures du recueil).